Mobilisons nous contre la répression du mouvement social

les "19 de la saint valentin" face à l’aveuglement de la justice les 11 et 18 juillet
mardi 10 juillet 2018
par  webmestre
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La répression d’État continue plus d’un an après l’action contre la sélection en master !
Toutes et tous devant le tribunal les mercredis 11 juillet à 9h30 et 18 juillet à 14h30 !

l’État n’en a pas fini avec son acharnement : après les comparutions du 8 mars dernier,sept personnes sont appelées à comparaître le 18 juillet 2018 devant le tribunal correctionnel pour l’occupation du Conseil d’Administration de l’université du 14 février 2017, tandis qu’une autre est convoquée à une composition pénale 7 jours plus tôt. Leur but était alors d’empêcher la direction de l’université de voter, dans l’ombre des salons, le renforcement de la sélection en master. Les chefs d’inculpation vont de « dégradations en réunion », « rébellion » jusqu’à « séquestration » pour trois d’entre elles.

La procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot, s’acharne à vouloir traîner devant les tribunaux plusieurs personnes ayant participé à cette action. Au moment des faits, elle avait qualifié les occupant.e.s de « terroristes ». Pourtant, ce type d’action s’est (re)produit dans d’autres universités à la même période et n’a non seulement pas été qualifié de « terroriste » mais n’a, de plus, pas été réprimé avec la même violence. Comble d’une hypocrisie stratégique et diffamatoire, la procureure avait osé parler d’une direction « séquestrée » et d’un élu du Conseil d’Administration « molesté », versions contredites par de multiples témoignages d’autres membres du CA présent.e.s ce jour là.

Cette répression judiciaire n’aurait en effet certainement pas eu lieu si plusieurs membres du conseil d’administration n’avaient pas porté plainte.
On assiste, avec ce procès, à une forme judiciarisée et disproportionnée de répression des actes de contestation (fussent-ils classiques !) de l’ordre -universitaire- établi et aujourd’hui en cours de durcissement.

Tandis que l’action du 14 février 2017 s’inscrivait contre la logique de tri social à la fac ; tandis que cette année, un mouvement social de grande ampleur a secoué de nombreuses universités pour ces mêmes raisons, l’État tente aujourd’hui encore de justifier non seulement le battage médiatique orchestré par la procureure à grands coups de déclarations sensationnelles, mais aussi d’entraver la poursuite de la lutte -contre la sélection notamment- à l’université.

La justice, en plus de jouer la différenciation entre les sujets de sa répression en multipliant les dates et types de procédures, a décidé de convoquer les 8 personnes en plein été, en-dehors de la période universitaire : il s’agit clairement d’entraver l’exercice de notre solidarité. Rappelons que l’État et sa justice ont toujours cherché à isoler les personnes qu’ils répriment, à nous de nous unir face à eux !

Quand l’État s’acharne sur certain.e.s d’entre nous, c’est l’ensemble du mouvement social qui est dans sa ligne de mire !

Ne nous laissons ni intimider, ni diviser, et soyons massivement présent.e.s devant le tribunal pour soutenir les inculpé.e.s :

Les mercredis 11 juillet à 9h30 et 18 juillet à 14h30 !


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