Dans le Doubs à Besançon la mobilisation s’est inscrite dans le cadre du stage intersyndical : FSU-Sud éducation-CGT éducation.
Geoffrey Sertier, responsable du secteur AED du Snes national, est intervenu et a répondu aux différentes questions.
Cette journée a permis également de relayer dans la presse la précarité vécue par les AED, comme ce témoignage à France 3.
Si les conditions sont déjà difficiles pour celles et ceux en CDI, ils ne représentent qu’une minorité des assistants d’éducation travaillant dans l’Éducation nationale. La majorité, comme Nathalie*(prénom changé), qui travaille dans un établissement du Doubs depuis quatre ans, est en CDD. « Ce travail est perçu comme un emploi étudiant ou une activité temporaire pour les personnes en reconversion. Mais en réalité, certains souhaitent exercer ce métier toute leur vie« , précise-t-elle.
Etre présente à ce stage ou faire la grève. « C’est notre seule façon de faire valoir nos droits et la valeur de notre travail« , assure-t-elle. Toujours employée à 50 %, la jeune femme perçoit actuellement 720 euros par mois et aimerait obtenir un temps plein. Une perspective toutefois difficile à atteindre dans ce secteur. « On a généralement des contrats à 25 % ou 50 %. Les 75 % sont très rares, et pour obtenir un 100 %, il faut avoir travaillé très longtemps dans le même établissement« , précise-t-elle.
Malgré la précarité, Nathalie* souhaite poursuivre par attachement à son métier. « Je continue pour les élèves. Ce travail, c’est comme celui de professeur : on est au contact d’élèves de tous les horizons. Ils ont besoin de nous et on ne veut pas les laisser tomber, on s’y attache« , confie-t-elle. « C’est la passion qui nous fait rester, pas le salaire. Et justement, ils en profitent.«
DOUBS